Depuis plusieurs semaines, la pression (surtout médiatique) monte autour de la situation du marais frontalier d’Harchies et des zones de chasse adjacentes.
Le 11 juin dernier, nous publions un communiqué clair et sans ambiguïté pour rappeler le contexte de cette polémique qui n’est rien d’autre qu’un épiphénomène orchestré sans aucune preuve tangible, et ne concernant qu’un très faible nombre d’installations, le tout dans un cadre réglementaire de la chasse du gibier d’eau particulièrement serré.
Malgré cela, le sujet du marais d’Harchies monte en intensité et devient quasiment une cause nationale voire européenne pour certains. Cette situation n’est absolument pas admissible. Nous rappelons au passage que le site d’Harchies fait partie d’un vaste ensemble écologique de zones humides issues de l’exploitation minière. Ces zones humides sont reconnues par leur classement international en site RAMSAR et les chasseurs du Nord ont participé et soutenu ce classement en 2020 ! A l’échelle du site RAMSAR, les chasseurs de gibier d’eau sont propriétaires ou gestionnaires de 1190 ha en propriété et 259 ha en gestion.
Je tenais à porter à votre connaissance, chasseurs du Nord, que nous avons fait preuve d’un grand esprit d’ouverture en répondant favorablement à une proposition de rencontre d’échanges et de discussion émanant de la LRBPO (Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux).
Toutes les modalités de cette rencontre étaient convenues et la date fixée mais dans le même temps, ce sont d’autres projets qui voyaient le jour avec un appel à manifester de cette association belge, relayé par tous nos pires opposants de notre côté de la frontière, ceux-là même qui ne rêvent chaque jour que d’une chose : nous voir purement et simplement disparaître.
Face à cela, nous avons naturellement annulé la rencontre avec une réponse claire à la LRBPO : « En tant que président de la Fédération Départementale des Chasseurs du Nord, je tiens à vous indiquer que nous ne pouvons faire autrement que d’annuler le RDV de rencontre et d’échanges du 14 août prochain. En effet, nous avons fait preuve d’une grande naïveté en répondant favorablement à votre proposition de rencontre pour échanger sur le sujet de la chasse près de la réserve d’Harchies. Nous vous avons cru quand vous nous avez présenté cette rencontre sous un angle constructif et pour mieux connaître nos mondes respectifs. Notre déception est d’autant plus grande que, dans le même temps, vous tombez dans le militantisme anti-chasse le plus crasse avec l’organisation de cet appel à manifester le jour de l’ouverture de la chasse du gibier d’eau en France. Votre initiative est un appel clair et sans ambiguïté à manifester votre opposition à la chasse que vous qualifiez de « pratiques d’un autre temps » et dont vous souhaitez « obtenir une interdiction dès l’année prochaine ». Pendant ce temps, nous cherchions dans nos agendas comment pouvoir vous proposer un RDV de dialogue…. Il faut être pris pour apprendre. La leçon du LRBPO est bien retenue. »
Cette manifestation en Belgique, à quelques mètres de la France, aura lieu demain et nous engageons l’ensemble des chasseurs du secteur à faire preuve d’une grande prudence lors des échanges qui pourraient se tenir et d’une grande patience face à des provocations prévisibles. Avec Guillaume Puppinck, vice-président et président de la commission « Gibier d’Eau », nous serons demain sur le terrain, aux côtés des chasseurs qui se retrouvent injustement au cœur d’une polémique sans fondement, fomentée par des mouvements anti-chasse radicaux.
Je rappelle que la chasse du gibier d’eau est une activité légale et très encadrée en France et qu’elle se pratique, sur le secteur concerné comme sur tant d’autres, sur des propriétés privées entretenues et gérées avec nos propres moyens financiers et humains. Nous n’avons aucune raison de céder aux provocations et de nous laisser intimider face à cette injustice.
Simon Régin, président de la Fédération des chasseurs du Nord

